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Insurrection du cheikh BOUMAAZA

Mon père me parlait souvent, au cours des veillées, des révoltes contre l'occupant,de Boumaza dans le Dahra et l'Ouarsenis,l'insurrection menée dans le Dahra en 1845 par un jeune chef maraboutique Mohamed I.bn Abdellah, dit BoumazaMohammed ben Abdallah (Boumaza) l'homme à la chèvre de la Taïbaiya, dans le Dahra.Boumaza, l'homme à la chèvre, instigateur et dirigeant de la révolte du Dahra dispose d'un titre d'éligibilité.

BOU-MAZA (Si-mohammed-ben-Abdallah, dit), c'est-à-dire le Père à la chèvre, surnom qui lui vient d'une chèvre Né vers 1820 il s'était de bonne heure affilié à la secte religieuse des Mule y Taïeb, secte très-répandue dans l'ouest de l'Algérie, Un soulèvement se préparait. Bou-Maza en donna le signal dans le Dahra.En peu de temps il a réuni trois ou quatre cents fantassins et autant de cavaliers. Tout le Dahra se soulève, et le 20 avril 1845 Bou-Maza attaque un camp de travailleurs sur la route de Tenez à Orléansville. Cette ville était menacée par l'insurrection de toute la vallée : une colonne sort de Mostaganem. Le chérif ne pouvant pas dès lors rester dans l'impasse formée par le bas Chélif et la mer, soulève l'Ouarensenis. Orléansville est attaquée par une foule de fanatiques , convaincus que son enceinte va s'écrouler à la voix du chérif. le 11 juin le kalifa Sidi-arribi l'atteignit chez les BéniZcroual, et extermina près de 300 de ses fantassins.Le chérit traverse le Chélif, et remonte rapidement la vallée de l'Oned-Riou, vivement pressé par agha Hadj-Ahmed, qui lui enlère son trésor, ses bagages et lui tue plusieurs cavaliers. 17 juillet 1845 ; l'agha Hadj-Ahmed, escorté par un goum nombreux revenait de Mazouna, lorsque tout à coup la troupe opposée s'élance et décharge à bout portant ses armes sur le cortège. Tout se disperse, l'agha succombe après uue résistance désespérée.

Bou-Maza Le même jour il essayait de faire enlever l'agha dis Sbeha, qui ne lui échappait, pour périr assassiné deux mois plus tard, les rolonnes de Mostaganem et d'Orléansville faisaient au chérif une poursuite continuelle. Bou-Maxa, après s'être caché quelque temps dans le Dahra, finit par aller chercher une retraite plus sûre chez les Cheurfas des Flittas, et ne fit plus sur fa rive droite du Chélif que de rares apparitions. Bou-Maza accomplissait une seconde résurrection. A 1a suite de ces deux combats, la colonne de Mostaganem fut réduite à la défensive derrière la basse Mina. Bou-Maza put un jour se porter jusque dans les jardins de Mostaganem, qui ne fut préservé de malheurs sérieux que par l'audace de son commandant supérieur.

11 domina pendant quelque temps presque sans opposition dans tout le pays des Flittas et dans le Dahra, Atteint le 29 janvier 1846, près deTadjena, par le lieutenantcolonel Canrobcrt, il vit périr son principal appui, caïd des Beni-Hidjas, Le 15 mars cependant il avait réussi à relever le courage des Beni-Zeroual et autres tribus du bas Dalira, et tenait de nouveau la campagne avec trois ou quatre cents cavaliers et autant de fantassins.Le 24 avril il vit périr son lieutenant BenIS'aka, qui le suppléait depuis sa blessure. Il fallut se résigner à la fuite. Couché sur un mulet, dont les mouvements occasionnaient de cruelles douleurs à son bras brisé, Bou-Maza traversa furtivement le Cliélif, et rejoignit dans l'Ouarensenis le kalifa Ël-Hadj-Seglirir; le 13 avril, aux mains de son plus constant adversaire, le colonel Saint-Arnaud.

il fut interné à Paris. Le ministre de la guerre lui fit une pension de 15,000 francs, et loua pour lui un appartement aux Champs-Elysées. Cest là que Bou-Maza se lia avec la princesse Belgiojoso, une trèsgrande dame ma foi '. Dans la nuit du 23 février 184S, Bou-Maza, profitant des événements, s'enfuit mystérieusement de Paris; mais il fut reconnu et arrêté à Brest. Alors il écrivit au ministre de la guerre pour le prier de faire venir auprès de lui sa femme, qui se trouvait à Orléansville. Le gouvernement provisoire, inquiet de la situation de notre colonie, et craignant avec raison que la présence de Bou-Maza en Algérie n'y devint une cause de trouble, crut devoir s'assurer de sa personne, et le fit renfermer au fort de Ham. En 1852, il a été rendu à la liberté.

.Les Français durent faire face à cette nouvelle forme de guerre que Bugeaud appela «fièvre d'insurrection tourmentant les Arabes». Dans la région du Chélif, les Français s'opposèrent aux attaques du chérif Boumaza qui avait réussi .La "fièvre des insurrections" gagnait l'Algérie. Partout des meneurs, souvent des commissaires de Bou- maza soulevaient les tribus. Ils prenaient eux aussi le nom de Boumaza. Cette ubiquité apparut aux populations comme un miracle .La résistance armée prit avec le chérif Boumaza,-, un caractère mystique et opiniâtre. l'insurrection gagna la vallée du Chélif et se propagea dans le dahra et l'Ouarsenis. La repression atroce. fut rapide, «Les enfumades du Dahra » 1844. Enfumades des Sbeah (Dahra), Nekmaria ou les enfumades du Dahra par Cavaignac, Commandant de la subdivision ... Enfumades de tribus du Dahra par le lieutenant-colonel Canrobert opérant à la tête d'une colonne . L'enfumade du Dahra par Pélissier Guin 1845) La tribu de Ouled Riah habitait le Dahra (région de Mostaganem). Ses membres se sont réfugiés dans les grottes pour échapper au massacre. Pélissier décida de les enfumer en juin 1845, En mars 1845, celui-ci avait prôné la guerre sainte non seulement contre les colonisateurs mécréants, mais également contre les musulmans renégats.né dans un douar situé à l'embouchure de oued jdiouia avec le chéliff,issu d'une famille maraboutiquede ARCH OULED KHOUIDEM,Ce chevalier de lafoi,Citons Charles Henry Churchill, biographe et admirateur de l'Emir Abdelkader: chaque fois que les Français avançaient, ils se trouvaient devant un Boumaza. Comme s'il avait un don d'ubiquité. Notons que Mohamed Ibn Abdellah n'a jamais cessé de combattre les envahisseurs.Boumaza était un adepte de la confrérie (tarika) des Derkaoua. Les enfumades du DAHRA furent révéléee lors de la répression de l'insurrection menée dans le Dahra en 1845 par cejeune chef maraboutique d'une vingtaine d'années surnommé Boumaza (l'homme à la chèvre).Devant les difficultés à réprimer cette insurrection, le colonel Pélissier décida de poursuivre les Ouled Riah qui s'étaient retranchés par centaines dans des grottes de montagne.dans la grotte même de «Ghar El Frachiche» prés de SOBHA et dans les grottes de NEKMARIA où a eu lieu ce terrible massacre, des enfumades exécutées par le général Pélissier qui ont visé une tribu qui s'est soulevée pour prêter main-forte aux troupes de BOUMAAZA. Le résistant Boumaza continua à l lutter, appuyé par la tribu des Ouled Riah. Il défait la tribu de Sendjas et élimine leur agha. Le général Bugeaud réagit en envoyant cinq colonnes en différents points du territoire concernés par l'insurrection.Les combats engagés contre Boumaza sont d’une rare violence eu égard aux moyens humains et matériels dont disposent les troupes françaises. Les populations n'ont d'autre choix que de se replier dans les grottes, alors le colonel Pélissier charge les plénipotentiaires arabes d'établir un dialogue avec les chefs tribaux pour négocier un retrait en échange de la soumission des Ouled Riah dans le but d'isoler le chef de l'insurrection Boumaza. Les émissaires essuient un refus. Exaspéré, Pélissier ordonne d'amasser des matières combustibles devant l'ouverture des grottes sous les ordres du général Bugeaud : «Si ces gredins ne se retirent pas des grottes, enfumez-les comme des renards.» Le lendemain une compagnie d'hommes du génie et des tirailleurs pénètrent dans ces grottes pour y mettre le feu. A l'entrée, des animaux sont à moitié calcinés. Plusieurs centaines de femmes et d'enfants ont été ainsi exterminées par le feu en ce triste 20 juin 1845. Des fascines (fagots de bois) enflammées furent placées, et systématiquement entretenues, devant les issues des grottes où s'était réfugiée une partie de la tribu. Le lendemain, on trouva des centaines de cadavres (d'hommes, de femmes et d'enfants) amoncelés. Il y eut au moins cinq cents victimes; on parla même d'un millier de morts. A la suite de l'invitation du gouvernement à «répudier avec horreur, pour l'honneur de la France» (Montalembert) ce «meurtre consommé avec préméditation sur un ennemi sans défense » (prince de la Moskowa), le maréchal Soult (Nicolas Jean de Dieu, 1769-1851), alors ministre de la Guerre, fut amené à « déplorer » ce forfait. Au ministre qui ne voulait pas croire «que le colonel ait eu des ordres pour employer de tels moyens», Bugeaud-qui demanda aux membres de la Chambre des pairs de lui indiquer des procédés plus moraux lui permettant de gagner la guerre-répondit qu'il prenait «toute la responsabilité de cet acte», car il avait prescrit d'en user ainsi «à la dernière extrémitéFévrier 1842: Plusieurs colonnes françaises stationnées aux environs d'El Esnam (Orléansville à partir du 16 mai 1843), attaquées subitement par la cavalerie de L'Emir Abdelkader.

Printemps: le Maréchal Thomas Bugeaud, qui avait traversé la région du Cheliff, avait écrit au Ministre de la Guerre que cette vallée était "comparable aux plus belles parties de la vallée de la Loire, de la Garonne et de la Seine et serait, dans un demi-siècle, l'un des plus beaux pays du monde ".

19/20 septembre : Bataille d'Oued-Fodda, livrée par l'Emir Abdelkader aux troupes françaises, commandées par le général par le général Nicolas Changarnier.

29 avril : Le camp (d'El Esnam) établi, il restait encore à se préoccuper de son approvisionnement. Or, en 1843, en l'absence de toutes voies de communication, c'est par mer que la garnison d'El-Esnam pouvait être le plus facilement ravitaillée, mais il fallait pour cela ouvrir aux "araba " la route de la côte. C'est ce que fit le Maréchal Bugeaud qui, ayant quitté la vallée du Chéliff arriva à Ténès le ler mai. - Ben hobsili, Agha du Dahra pour l'Emir Abdelkader attaque avec 500 cavaliers et 500 fantasins, les troupes françaises de Bugeaud qui se dirigeaient en direction de Ténès. 'insurrection de Boumaza, dans le Dahra, ont marqué l'esprit de résistance

1843 - : " Un désert dans le grand désert de la plaine ", écrivait d'Orléansville, le Colonel Leroy de Saint-Arnaud à ses superieurs au sujet de la plaine du Cheliff. Mars1845 : Mohamed Ibn Abdellah, surnommé Boumaza, lève l'étendard dans le Dahra et la vallée du Chéliff, en déclarant la guerre sainte aux français.

04 mai : Boumaza frappe un grand siège autour de la ville d'Orléansville

05/19 juin : Grande razzia faite par l'armée française contre la tribu des Ouled Riah (entre Ténès et Mostaganem), dirigée par le colonel Pelissier, sur ordre du général Bugeaud, stationné à Orléansville (aujourd'hui Chlef). Juillet : Boumaza (l'homme à la chèvre, comme il plaît aux français de l'appeler), partit de Bougainville (auj. Sendjas) et attaque une escorte de l'armée française à Oued Fodda08 août : Sur ordre du maréchal Bugeaud, 500 algériens brûlés vifs dans des grottes au douar Beni Menasser (près de Aïn Merane sur l'oued chaâbat Al Bir).

15 octobre : Boumaza réussit un grand coup contre les troupes françaises stationnées près de Mostaganem. 10 novembre : Boumaza, secondé par le caïd Ben Henni des Beni Hidja, attaquent les troupes françaises stationnées à Ténès

13 avril : Mohamed Ibn Abdellah, surnommé Boumaza (environ 25 ans), se rend au au colonel de Saint Arnaud à Renault (aujourd'hui Sidi M'hamed Ben Ali). Il sera rammené à Orléansville (Chlef).

08 mai 1847: Séquestre sur toutes les propriétés d'El Hadj Zeghra à Ténès, pour avoir prit les armes contre l'armée d'occupation.

23 février1848: Coup de theater en France : à la veille de la chute de monarchie de juillet du roi Louis Philippe, Mohamed Ibn Abdellah (Boumaza), s'évade de la prison de Paris. Il sera arrêté quelques temps après. 22 juillet 1849: Libération de Boumaza, enfermé depuis son arrestation en 1847 à Brest au Fort de Ham

Un jeune homme d'une rare énergie, originaire du bas Chelif, se présente comme le héros annoncé par toutes ces légendes. Sa parole enthousiaste et des miracles apocryphes le placent à la tête d'une petite bande; des succès en font un grand chef. Bientôt tout le Dahra, tout l'Ouarsenis, s'agitent à sa voix; la plaine de Chelif est en feu : sur vingt points de l'Algérie, se dressent des agitateurs qui prennent tous, comme leur modèle, le nom de Mohammed-Ben-Abd-Allah, et le surnom de BouMaza.

En outre, les gendarmes participent à de nombreuses embuscades, à la protection des convois et aux détachements chargés de réprimer la révolte de Boumaza, en 1843. Boumaza, l'homme à la chèvre, instigateur et dirigeant de la révolte du Dahra dispose d'un titre d'éligibilité supplémentaire : la parade (trait essentiel) est l'un de ses attributs : « Dans le Dahra qu'il parcourt, ses étendards . Boumaza, devenu récemment Khalifa de l'Émir, il se battit vaillamment, soulevant les tribus les unes après .les autres.Dans le Dahra et l'Ouar- senis se déroulait, parallèlement à celle d'Abdelkader, une résistance menée par Boumaza,La résistance armée prit avec le chérif - Boumaza, .un caractère mystique et opiniâtre..

En reprédailles de la révolte de BOUMAAZA,«Les enfumades du Dahra » 1844. Enfumades des Sbeah (Dahra) par Cavaignac, Commandant de la subdivision Boumaza, chef de la résistance à la tête des tribus du Dahra..

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Dr KRIM-ARBI O.R.L vous remercie pour votre visite

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