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HISTOIRE de Relizane

Cité romaine,portant le nom de MINALes Romains connaissaient la fertilité des plaines de la BasseMina, car ils ont créé à Relizane un établissement dont il reste quelques vestiges et près desquels ont été trouvés des sous d'or du BasEmpire.

Les Turcs avaient établi un barrage sur la Mina, qui a été refait par nous lorsque la petite ville de Relizane, décrétée par arrêté du 24 janvier 1857, eut pris tout à coup un rapide essor. On compte aujourd'hui à Relizane cent maisons habitées par 400 colons environ.

La route de Relizane à Alger par Orléansville monte au N., parallèlement à la Mina, pendant une distance de 14 kil. jusqu'à Sidi BelAsel, situé également sur la Mina. Bel-Asel. redoute et caravansérail, compte quelques colons, dont le nombre ne tardera sans doute pas à s'augmenter. — Marché arabe tous les samedis. On voit près de la la résidence du kliraltfa de la Mina et du Chelif.

Voued-Mina prend sa source' dans le pays des Sdama, au S. 0. de Tiharet, côtoie les Elilta, débouche ensuite au S. O.de la grande plaine à laquelle elle a donné son nom, coule en ligne droite de Relizane à Bel-Asel et là, obliquant à dr., elle suit pendant 14 kil. cette nouvelle direction pour aller se jeter dans le Chelif, après un parcours total de 120 à 130 kil.

1G3 kil. Zamora, nouveau v., au pied des montagnes couvertes de forêts de sumac; sur l'une de ces

.Relizane ( div. d'Oran, subdiv. et cercle de Mostaganem), village sur la route d'Orléansville a Mostaganem ; pop. europ. 926, ind. 19. — Rclizane est situé à 65 kil. sud-est de Mostaganem, sur la pente occidentale d'une colline au pied de laquelle s'étend la plaine de la Mina, dont la superficie est de 15 à 20 kil. — Terres fertiles, abondamment irriguées par les eaux de la Mina, dont le cours a été intercepté, à 3k. environ, en amont du village, par un magnifique barrage que le génie militaire a construit. Les colons s'y livrent principalement à la culture des plantes industrielles ; le tabac et le coton prospèrent également. — Caserne, église, écoles primaires pour les garçons et les filles; deviendra une des colonies les plus productives de l'Algérie.

RELIZANE.

Relizane, chef-lieu de commune et de commissariat civil, est situé dans la plaine de La Mina, à 55 kilomètres S. E. de Mostaganem. — La population de cette commune, qui comprend deux annexes : Hillil et Bouguirat, est de 2,500 habitants.

On a trouvé à Relizane, des sous d'or du Bas-Empire, et quelques- vestiges d'antiquités qui font supposer que les Romains y possédaient un établissement. Les Turcs ont également occupé ce territoire. Ils avaient construit, sur La Mina, un barrage assez considérable qui a été réédifié depuis peu d'années.

Le décret de création de Relizane est du 24 janvier 1857, mais le peuplement, c'est-à-dire la distribution des terres, n'a commencé qu'en 1858, et s'est continué jusqu'en 1863. Ce centre n'a donc, à vrai dire, que cinq à six années d'existence, et il est très-remarquable qu'en si peu de temps, le chiffre de sa population ait pu s'élever à 2,500habitants. Ce rapide accroissement est dû à la fertilité du territoire, qui est arrosé par les eaux de La Mina, et par l'excellente situation de Relizane, entre cette rivière et la route d'Alger à Oran, sur la ligne du chemin de fer en cours d'exécution.

La petite ville de Relizane a été créée par l'autorité militaire; elle n'a été remise à l'administration civile que le 1er avril 1865, date du décret qui l'a constituée en commune et y a institué un commissariat civil (1).

L'Empereur u Relizane.

De grands préparatifs avaient été faits par les colons de Relizane, pour recevoir l'Empereur. On espérait que Sa Majesté pourrait consacrer quelques heures à ce centre important; mais, par une circonstance restée sans explication, 8 ou 10,000 arabes, qui voulaient solliciter une amnistie en faveur des prisonniers faits à la suite de la dernière insurrection, ont envahi Relizane et n'ont point permis à l'Empereur d'y circuler librement; en sorte que Sa Majesté a dû quitter le village sans mettre pied à terre.

Quoi qu'il en soit de ce fait regrettable, et qui a donné lieu à tant de versions différentes, nous allons résumer les détails de la visite impériale à Relizane, que nous trouvons dans une correspondance particulière et dans les récits des journaux d'Oran et de Mostaganem,

(1) L'administration municipale de Relizane est ainsi composée: M. Silvestre, commissaire civil, maire; — MM. Panier, t»r adjoint; Provost, adjoint de la section do Bougouirat ; Campang, adjoint de la section de l'Hillil ; — MM. le V* d'Armagnac, Kaindler, Hircl de Choisy, Allêgre, Jacques, Carriol, Canicio et Lorenio, conseillers municipaux.

« C'était, lisons-nous dans une lettre écrite par un habitant de Relizane, c'était avec une bien vive impatience que depuis huit jours notre ville de Relizane attendait la visite de l'Empereur. Tous les habitants, sans distinction de nationalité ou de religion, avaient voulu témoigner de leur reconnaissance et de leur espoir en l'auguste visite qu'ils allaient recevoir. Arcs de triomphe, pavillons aux couleurs nationales, mâts de verdure pavoisés, rien ne manquait aux embellissements. Mais ce qui surtout avait été soigné et que nous tenions à montrer à Sa Majesté, c'était une exposition agricole qui avait été spontanément préparée. — Devant le pavillon de l'horloge, destiné à recevoir l'Empereur, s'élevaient deux superbes trophées formés avec les produits du sol: aux gerbes de blé et d'orge déjà mûres, (21 mai), venaient se marier le lin et des branches d'arbres fruitiers pliant sous leur fardeau; et, au-dessus de tout cela, le roi du pays, le coton, en capsule, égrené et passant aux égreneuses. Puis, les instruments aratoires, et à côté les animaux de travail. Tous les colons avaient répondu à l'appel, pour prouver qu'ils existent en Algérie et que les ennemis de la colonisation ne connaissent pas, ou plutôt ne veulent pas connaître les sérieux efforts que l'on fait tous les jours, les résultats que l'on obtient, et ceux que l'on obtiendra, maintenant que la protection de Sa Majesté nous est assurée. «

Le 21 mai, vers midi et demi, l'Empereur arrivait devant le barrage de La Mina, situé à trois kilomètres de Relizane. Sa Majesté fit arrêter sa voiture pour examiner les travaux; mais comme cette visite était imprévue, Elle ne trouva sur les lieux qu'un conducteur des ponts-et-chaussées, auquel Elle demanda si l'eau qui passait par dessus le barrage était perdue, et, s'il en était ainsi toute l'année. Il lui fut répondu que oui, et comme témoignage de l'assertion, on lui montra les deux vannes grandes ouvertes et qui n'ont pas moins d'un mètre carré d'ouverture. L'Empereur répondit alors : « Je vois que j'avais été bien renseigné; » et le cortége continua sa route vers Relizane.

A l'entrée de la ville, s'élevait un arc de triomphe aux monumentales proportions, construit aux frais des habitants et par les soins d'un colon, M. Cordier. On lisait sur cet arc de triomphe l'inscription suivante:

LA VILLE DE RELIZANE A NAPOLÉON III, RÉGÉNÉRATEUR DE L'ALGÉRIE. Un autre arc de triomphe avait été élevé par l'armée, sous la direction de M. le capitaine adjudant-major Ségard, ex-directeur de la colonie.

Les fonctionnaires et les notables de la localité, s'étaient réunis au premier avis donné par un cavalier parti du village de rffillil.

Les pompiers, la milice et trois compagnies d'infanterie formaient la haie. Cette force armée se développant par intervalles sur un parcours de près de 800 mètres, était évidemment insuffisante pour contenir toute la foule des curieux, européens et surtout arabes, accourus au nombre de plus de six mille.

Aussitôt que la voiture de Sa Majesté a paru, un frémissement électrique a parcouru la foule, et des vivats, des acclamations enthousiastes se sont fait entendre de tous côtés. Sous l'arc de triomphe, le cortége impérial s'est arrêté. La figure de Sa Majesté était radieuse et souriante, et tout le monde avait les yeux fixés sur cette noble tète où sont empreints le génie et la bonté.

Alors M. Silvestre, nommé récemment commissaire civil et maire du district, s'est détaché du groupe et a prononcé d'une voix accentuée l'allocution suivante: « Sire,

« L'an dernier, à pareille époque, l'insurrection semait le ravage et la mort dans ces campagnes.

« Quel changement inespéré! quel bonheur inouï! Vous êtes au milieu de nous, au milieu de ces colons si cruellement éprouvés!

« Puisse la Providence qui Vous envoie, conserver longtemps Vos jours et ceux de l'auguste famille impériale!

« Sire, s'il est un point de l'Algérie qui atteste la puissance rie la colonisation, c'est sans contredit la ville naissante qui a l'insigne honneur de recevoir la visite de Votre Majesté.

« Appelé, depuis quelques jours, à succéder à l'autorité militaire qui l'a administrée jusqu'à présent avec tant d'intelligence, j'éprouve un véritable bonheur d'être l'interprète de la profonde gratitude et des vœux de la population dans une circonstance aussi heureuse pour elle, et qu'elle inscrira avec orgueil sur le blason communal.

« Créée sous votre règne glorieux, Relizane ne compte que six années d'existence, et malgré la fièvre des premiers temps et les malheurs qui l'ont frappée, elle renferme 2,500 habitants.

« La propriété urbaine et rurale y a acquis une valeur de 4 millions.

« La culture du coton y couvre une superficie de 1,000 hectares.

« C'est ici que le plus vaste champ est ouvert aux compagnies fmancières dont Votre Majesté annonce la venue.

« Cinq grands travaux, coïncidant avec l'achèvement de la voie ferrée, doivent donner à ce centre un développement considérable et lui assurer l'avenir le plus prospère:

« Construction d'un barrage-réservoir supérieur, qui permettra d'arroser 25,000 hectares;

« Achèvement du réseau actuel des canaux d'irrigation;

« Elévation et distribution en ville des eaux de La Mina;

« Construction des établissements militaires destinés à recevoir la garnison, qui doit assurer définitivement la sécurité de la contrée en contenant dans leurs montagnes les turbulents Flittas;

« Enfin, édification d'un hôpital pour les besoins de l'armée et de la colonisation,

« Sire, l'exécution de ces projets dépend de Votre munificence; de tels bienfaits, joints aux nouveaux crédits pour réparer les désastres de l'insurrection, et à l'émancipation, communale que Vous venez d'accorder, seront accueillis avec la plus vive reconnaissance par cette population énergique et dévouée qui est heureuse de Vous acclamer. »

Ce discours, où tous les besoins du pays sont exposés avec une grande netteté, a été suivi de nouveaux cris d'enthousiasme. Puis, le silence s'étant rétabli un instant, l'Empereur, avec cette bienveillance et cette sollicitude qui le caractérisent, a adressé à M. Silvestre plusieurs questions auxquelles il a répondu avec précision, a Notre éloignement, dit le rédacteur du Courrier d'Oran, auquel nous empruntons ces détails, ne nous a pas permis de les entendre toutes, mais nous savons qu'il a été parlé du moyen d'emmagasiner les eaux de La Mina, du développement pris par la culture du coton, du nombre et de la valeur des fermes disséminées dans la plaine, du chiffre de la population et des victimes de l'insurrection, de la création d'une ferme impériale sur mille hectares de terrains domaniaux disponibles, création qui se trouverait dans les meilleures conditions de réussite et qui servirait d'exemple aux cultivateurs d'une contrée de plus de 20,000 hectares. »

Les chevaux de la calèche impériale ont fait quelques pas et l'Empereur s'est trouvé en face d'un chœur de dix jeunes filles de colons, vêtues de blanc; trois, nous ne dirons pas les plus gracieuses, — toutes l'étaient également, — trois de ces demoiselles ont quitté leurs compagnes et sont venues s'incliner devant Sa Majesté pour lui offrir leurs présents.

M11» Cariol a présenté un délicieux et charmant bouquet décrivant un N avec les pétales variées de ses fleurs; c'était l'œuvre d'un habile fleuriste à la disposition duquel M. Cariol père avait mis le parterre de son odorante et embaumée villa.

Mlle Allègre a présenté avec beaucoup de grâce une gerbe de tiges du lin le plus Qn; elle a dû prouver à l'Empereur les brillantes destinées linières réservées à la Colonie, si le barrageréservoir était bientôt exécuté.

M"» Migette, fille d'un excellent agriculteur qui après avoir montré son aptitude et sa capacité aux environs de Mostaganem, en y créant un superbe domaine, est venu s'installer à Relizane, sur le champ de bataille presque vierge de la colonisation : en effet, qu'est-ce qu'une culture de mille ou deux mille hectares en face d'une plaine de vingt-quatre mille hectares d'étendue, qui bientôt sera irrigable. M. Migette deviendra donc un planteur distingué en utilisant et en déployant dans cette fortunée contrée sa longue expérience agricole.

La fille de ce planteur a présenté une gracieuse corbeille bleue remplie de coton et de Heurs, et a prononcé ce petit compliment:

« Sire, nous vous offrons ces modestes produits du travail de nos mains et de celui de nos pères.

« Il y a quelques années, Relizane ne donnait ni fleurs ni coton.

« Les unes se faneront bientôt, mais nous espérons que vous voudrez bien conserver les autres pour les présenter à notre gracieuse Souveraine et au Prince Impérial, comme le tribut de nos respectueux hommages et de notre dévouement. »

Sa Majesté a adressé quelques paroles de remerciments aux jeunes filles, examiné avec soin les produits, le bouquet de fleurs où l'on avait eu l'ingénieuse pensée de tracer un N, et pris entre ses mains une gerbe de lin qui lui a été présentée en même temps. Le cortége impérial a continué sa marche au milieu des hourras; mais, à partir de ce moment, il n'a pas été possible de contenir la foule des arabes avides de contempler le sultan des Français. Sa Majesté a passé devant l'exposition et devant la halle. Les flots des indigènes grossissant toujours elle n'a pu mettre pied à terre et bientôt la voiture impériale a dû s'arrêter, entourée de plus de 2,000 burnous. L'Empereur, toujours calme et souriant au milieu de ces hommes dont la plupart avaient combattu contre nous l'année dernière et voulant leur donner une preuve manifeste de sa bienveillance, a ordonné la délivrance d'un certain nombre de prisonniers retenus en France.

» Nous avons, dit une correspondance, salué de nos res

pects l'Empereur, le remerciant mille fois de son Auguste visite. Il a dû se convaincre qu'une poignée d'intrépides colons ne pouvait pas être abandonnée sans défense, entourée de plus de quarante mille arabes.

« L'Empereur, envahi par cette foule, a pu juger du sort qui serait réservé à la colonie de Relizane, si, une autre fois, comme il l'a essayé l'année dernière, l'Arabe tentait d'accomplir un drame sanglant, à l'instar de celui des vêpres siciliennes. Sa Majesté, qui a vu les montagnes du Dharar, les Flittas, et notre belle et luxuriante vallée de vingt-quatre mille hectares , a dû emporter deux convictions bien arrêtées : celle de la nécessité du grand barrage-réservoir et celle de la création d'une subdivision pour la défense de la colonie de Relizane.

« Nos besoins et nos vœux sont connus, ils seront comblés et satisfaits. »

Enfin, la voiture put partir, et Sa Majesté rentra à six heures un quart à Mostaganem, heureuse du bien qu'Elle venait de faire et ayant admiré ce magnifique pays de Relizane auquel est réservé un si splendide avenir.

De Dar-Sidi-Abd-Allah à AmmiMousa on compte 40 kil.; la première moitié de la route se dirige au N. E., en passant par le fameux territoire de Guerboussa, si longtemps impénétrable. Des montagnes affreusement déchirées, des ravins succédant aux ravins, des bois épais; des cavernes étroites disparaissant au milieu des taillis et .des terres grisâtres, tel est le pays où pendant longtemps les Flitta, ces rebelles incorrigibles, ont trouvé un jefuge assuré. L'autre partie de la route va de l'O. à l'E. Ammi-Mousa, ou le Khramis des Beni-Ourar', fondé en 1840, était d'abord un petit fort, dépôt de munitions et de vivres, construit comme tous nos postes de l'intérieur sur une ligne parallèle à la mer; il permettait a nos colonnes d'avancer durant la guerre, sans traîner à leur suite un lourd convoi, ce qui les rendait aussi mobiles que l'ennemi. Ammi-Mousa est devenue un cercle de la subdivision de Mostaganem, et, au pied du mamelon sur lequel elle est élevée,' une centaine de colons se sont installés daus les anciens et beaux jardins cultivés par la première garnison. On trouve à Ammi-Mousa des auberges et des bains maures. Un marché arabe s'y tient tous les jeudis.

COMMUNE DE RELIZANE.

Relizane, créé par décret impérial du 24 janvier 1857, à 65 kilom. S.-E. de Moslaganem, sur la pente occidentale d'une colline au pied de laquelle s'étend la plaine de la Mina, d'une superficie de 15 à 20 kilom., a des terres fertiles en tabac et coton, qu'arrosent les eaux de la Mina, interceptées à 3 kilom, en amont de la ville, par un magnifique barrage. Au moyen d'aqueducs, d'un canal d'irrigation qui fait le tour de la moitié du périmètre de la ville et borde, dans son parcours, le boulevard Napoléon, complanté d'une triple rangée d'arbres, et orné à distance de jolis sièges verts, fort élégants, une machine hydraulique soulève les ondes de la Mina et les lance dans le grand bassin d'un château d'eau, au point culminant du centre de population, d'où elles se déversent dans une fontaine, et de là se répandent dans les maisons et les plantations. II y a une église, des Ecoles, une Caserne, une Station télégraphique, un Bureau de poste, un marché arabe. La population est de 983 Français, 1,002 Étrangers, 293 Juifs, 322 Arabes. Population en bloc : 783 individus. A 2 kilom. environ de Relizane, sur une colline dominant la ville, se trouvent placés un fort et une poudrière. Ces constructions ont servi à l'installation d'une ambulance. Les Anciens avaient occupé ce point; on y a trouvé dessous d'or de l'époque du Bas-Empire. Lps Turcs avaient aussi cons

truit un barrage des eaux de la Mina, que nous avons restauré et singulièrement amélioré. Le 21 mai 1864, le 1 et 3 juin, les entours de Relizane furent ravagés par Si Lazreg bel-Hadj, à la tête des Flittas révoltés. Il fut victorieusement repoussé par la population de la ville.

Au sujet de cette résistance glorieuse, Y Écho d'Oran, en mars 1865, donnait du retentissement à l'enthousiasme d'un de ses correspondants, qui écrivait :

« Cet enthousiasme est facile à comprendre ; il suffit de rappeler que Relizane, l'année dernière, sans remparts, désarmée, sans troupes, a été le boulevard sauveur d'une partie de la province. Elle a sauvé, en effet, cette jeune et vigoureuse colonie, — elle a sauvé, en s'immolant, toute la colonisation, depuis Orléansville jusqu'à Oran. En face du danger, Relizane s'est dressée fièrement, décidée à vaincre ou à monrir. Relizane a arrêté les vagues humaines, tumultueuses et montantes des envahisseurs qui, en débordant à travers le Tell, vers Orléansville et vers Oran, auraient, comme les flots furieux d'un torrent aveugle et impétueux, tout ravagé en promenant la mort et l'incendie sur leurs pas. Relizane a résisté, et le Tell, avec ses nombreux villages et ses riches plaines, a été sauvé. »

Le 21 mai 1865, un an après le fait d'armes qu"exaltent les lignes que nous venons de citer, et à pareil jour, l'Empereur est venu visiter ce point.

Les sections communales de Relizane sont :

BOUGUIRAT, sur la route de Mosta?anem à Relizane, créé le 16 avril 1862. Population : 161 Français, 13 Etrangers.

L'HILLIL. Population : 193 Francais, 20 Etrangers, 2 Juifs. 9 Maures.

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Dr KRIM-ARBI O.R.L vous remercie pour votre visite

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