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Mon cher confrère, telle est la formule par laquelle nous débutons toutes nos correspondances à un autre médecin. Elle est consacrée par l’usage et contient un sens fondamental et une signification profonde.
Elle témoigne au-delà, de toute valeur corporatiste de la relation particulière qui doit exister entre les Médecins. A travers l'ordre médical gardien de la confraternité, s'exprime cette notion de fraternité, de respect et de considération mutuelle ainsi que de loyauté nécessaire a l'exercice harmonieux et équilibré de la médecine au bénéfice entier du malade.
Le code de déontologie médicale promulgué le 06 juillet 1992 consacre dans son paragraphe 5 tout entier, 18 articles se rapportant à ses règles. Mais il faut se pénétrer de l'idée que le code de déontologie dans son ensemble est truffé d'indications à même d'épanouir et de renforcer ce véritable sentiment de confraternité qui doit exister chez nous tous au delà de sa codification règlementaire. Un des fondements de la confraternité réside dans le respect mutuel des praticiens entre eux quelque soit leur degré de compétence et de qualification. Le spécialiste doit accorder considération au généraliste comme l'enseignant universitaire au praticien.
Dans tous les cas les rapports entre Médecins doivent s'appuyer sur le dialogue et l'établissement de relations courtoises. Le médecin dans tous les cas doit entrer en contact pour la conciliation en cas de mésentente .A défaut de contact direct, le recours à un confrère ou à la Section Ordinale doit être privilégié. Tout commentaire désobligeant devant le malade ou le public doit être proscrit. Si le médecin n'est pas d'accord avec une conduite thérapeutique ou un comportement de son confrère, il se doit de le lui dire directement, de s'en expliquer et d 'arriver à un accord avant de s'en référer à la Section Ordinale qui elle même s’oblige par devoir de confraternité à la conciliation et aux voies amicales de même qu'en cas de reproche professionnel ou autre l'ordre doit se faire un devoir de privilégier le rapport direct avant la voie règlementaire et disciplinaire.
Le devoir de confraternité reste le meilleur barrage à toutes les dérives mercantiles de la profession l'avilissement des honoraires est interdit alors que la gratuité des soins est permise. La confraternité organise la hiérarchie de la prise en charge médicale En donnant la primauté au médecin traitant et interdit le détournement de clientèle.
A charge pour le médecin traitant en son âme et. conscience de se dessaisir de son patient lorsque le cas dépasse ses compétences, tout en respectant scrupuleusement la liberté et les décisions du malade. L’importance de la relation confraternelle est étendue par les articles 75 et 76 du code de déontologie également aux étudiants en médecine et aux autres membres des professions médicales, suggérant ainsi le concept de famille médicale qui se confond avec le sentiment de fraternité qui doit tous nous animer.
Ainsi le devoir de confraternité ne doit pas être réduit à des limites sectaires ou corporatistes ni de caste il doit être connu comme le lien direct qui réunit et unit les médecins dans leurs missions sacrées pour mieux défendre la vie, lutter contre la souffrance au service sans nuances du malade
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