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Celebrites Relizanaises

Né à Relizane en 1912, il est diplômé de la Faculté de Médecine de l'université de Paris. Il est militant au sein du mouvement nationalliste et figure parmi les partisans de l'intégration et des amis de Ferhat Abbès. Il a été membre de l'Union Démocratique du Manifeste Algérien et député au Parlement lors des élections de 1946. Il rejoint le Front de Libération et prend part à plusieurs délégations étrangères. Il est membre du Conseil National de la Révolution Algérienne lors de la réunion du conseil du Caire en août 1957. Il est I nommé Ministre des Affaires Economiques et Financières du 1er Gouvernement Provisoire du 9 décembre 1958- à août 1961.Après l'indépendance, il est Ministre des Finances dans le premier Gouvernement Algérien le 27 décembre 1962. Il est en désaccord avec Ferhat Abbas au sujet de sa position vis à vis des orientalions du Président Ben Bella. Toutefois, il perd son poste dès le premier remaniement du gouvernement et fut remplacé par Bachir Boumaza. Il quitte la scène politique et décède en 1968.

 Hommage à Si Zaghloul (Relizane)
La wilaya de Relizane organise, les 13 et 14 du mois de mars, les festivités commémoratives de son enfant symbole qui tomba dans le champ d'honneur un 14 mars de l'an 1962.

 


Le commandant Si Zaghloul s'est sacrifié pour la cause nationale. Benadda Benouda dit SI Zaghloul est né le premier mars 1927 au douar Anatra, dans la commune de Sidi M'hamed Benouda. À l'âge de trois ans il rejoint Oran en compagnie de sa mère qui souffrait de la tuberculose et qui mourut deux ans plus tard. Il sera pris en charge par son oncle maternel qui est un notable militant du mouvement national et l'un des premiers a avoir répondu à l'appel du devoir national. En 1942, il retourna à son douar avant de regagner de nouveau Oran en 1945 où il commença à fréquenter les militants du MTLD. Vers la fin de l'année 1948, il intégra les rangs de l'artillerie légère de l'armée française et participa, en 1949, à la guerre d'Indochine. Il prit le chemin de la rébellion, en compagnie de quelques amis, le 12 mars 1956 pour rejoindre le maquis et participer à la guerre de libération. Il fut nommé, le 22 mars 1956, sous-lieutenant, dirigeant des opérations militaires de Nedroma à Oran. Le 14 juin 1956, à la tête de trois compagnies, il tendit une embuscade à l'armée coloniale au niveau de Madagh. Il participa, en compagnie de Si Abdelmoumen et Si Jebli, à la bataille de Tafraoui. Après le congrès de la Soumam, il fut promu au grade de lieutenant et chef militaire de la zone IV. Le 11 avril 1959, gravement blessé par les forces coloniales dans les environs de Temouchent, il fut arrêté. Il subit des atrocités avant d'être incarcéré à la prison d'Oran et condamné à la peine capitale. Le 21 décembre 1961, il s'évada de la prison St Leu BETHIOUA pour rejoindre le maquis dans la zone V où il dirigea plusieurs opérations dans les régions de Sig, Benichougrane, Oued Rhiou et Relizane en tant que commandant, avant de tomber en martyr le 14 mars 1962 au douar Ouled Aicha, dans la commune de Hamri actuellement.

 

 

Ahmed FRANCISCe célèbre peintre disait :"Un pays sans peintres, sans poètes et sans culture est un pays mort".

M'hamed Issiakhem est né le 17 juin 1928 à Taboudoucht, un village d'Ath Djennad, près d'Azeffoun en Kabylie.

A trois ans, il part avec sa famille à Relizane, où il sera scolarisé à l'école indigène de 1934 jusqu'à 1945. En 1943, il se retrouve amputé de l'avant bras gauche, suite à l'explosion d'une grenade dans un camp militaire américain. Deux de ses sœurs et un de ses neveux, périront dans cet accident.

Le temps passe et M'hamed s'intéresse de plus en plus à l'art. Il s'inscrit ainsi à la Société des Beaux-arts d'Alger, à la fin des années 1940. Jusqu'en 1951, l'élève du miniaturiste Omar Racim suit les cours de l'École des Beaux-arts d'Alger. Raymond Legueult prendra le relais pour la peinture et Edouard George pour la gravure. Il rencontre alors Kateb Yacine, avec lequel il liera une grande amitié. Très vite, son talent de peintre est remarqué. Ce qui le mène à Paris, où il expose à la galerie André Maurice, il s'inscrit alors à l'École Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Boursier de la Casa Velasquez de Madrid en 1962, il préfère retourner en Algérie qui vient de recouvrer son indépendance. Il se joint à son ami Kateb Yacine et rentrent tous les deux, au service du quotidien Alger républicain.

Kateb Yacine a déclaré « Je l'ai vu plus d'une fois, finir une toile en quelques heures, pour la détruire tout à coup, et la refaire encore, comme si son œuvre était aussi une grenade, qui n'a jamais fini d'exploser dans ses mains".

Plus tard professeur aux Beaux-Arts d'Alger et d'Oran, il réalise de nombreuses expositions en Algérie et à l'étranger. En 1980, il se voit décerner à Rome, le premier Simba d'Or de la peinture, une distinction de l'Unesco pour l'Afrique.

M'hamed Issiakhem s'éteindra le 1er décembre 1985 à Alger, suite à une longue maladie, dans l'anonymat comme tous ces gens de culture.

 

MHAMED ISSIAKHEM

 


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